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Portrait de Bruno Frère

Mise à l'honneur des nouveaux chargés de cours 2024



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©️ B.Bouckaert

Professeur dans le domaine de l'épistémologie des sciences sociales et théories critiques

Pourriez-vous décrire brièvement votre parcours, évoquer vos sujets de recherche et votre conception de l’enseignement universitaire ?

Philosophe (Uliège et Paris I Panthéon-Sorbonne) et sociologue de formation (ULB-ULiège), j’ai réalisé ma thèse de doctorat en co-tutelle entre l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (Paris) et l’ULiège en tant qu’aspirant du FNRS. J’ai effectué ensuite mon post-doctorat à l’Université de Cambridge de septembre 2008 à décembre 2009 en tant que chargé de recherches de FNRS. En 2010 je fus nommé chercheur qualifié, puis maître de recherches et enfin directeur de recherches du FNRS jusque août 2024. J’ai eu principalement l’occasion d’enseigner durant ces années dans trois universités : l'ULiège, l’UCL et Sciences-Po Paris tout en acceptant des invitations plus ponctuelles ailleurs en France mais aussi en Suisse, au Canada, au Brésil et aux Etats-Unis.

Je travaille depuis l’origine sur les mouvements sociaux, les formes d’économie alternatives au capitalisme, les théories critiques et l’épistémologie des sciences sociales. Ma conception de l’enseignement se résume en quelques points. D’abord, il me semble important d’assurer des liaisons permanentes entre cours et recherche, tout en assurant une transmission didactique et pédagogique. Une tel lien, rendu vivant, est de nature à stimuler chez nos étudiant.e.s une curiosité et un apprentissage qui composent aussi un savoir émancipateur.

Par ailleurs, il apparaît également intéressant de construire des ponts entre ces cours eux-mêmes, ponts susceptibles de permettre aux savoirs plus épistémologiques et théoriques d’innerver les approches plus empiriques et réciproquement.

Enfin, il me semble de surcroît déterminant en sciences humaines d’être au fait des grandes questions politiques et sociales qui alimentent le brouhaha du monde. A l’heure de l’Anthropocène et alors qu’il arrive que le savoir scientifique lui-même soit remis en question (que l’on pense par exemple au climato-scepticisme), il nous revient de cultiver avec soin son régime de véridiction et de le diffuser toujours davantage vers ce que l’on appelle la “société civile”. Tisser des partenariats avec le monde associatif et socio-culturel permet de prendre le pouls du monde dans lequel nous vivons et d’inventer de nouveaux dispositifs générateurs de savoirs, que ce soit par le truchement de mémoires, de stages, de conférences, d’enquêtes collectives ou d’autres manières encore de faire travailler de concert notre intelligence collective

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Bruno Frère

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